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10/06/2014

Etre punk pour les nuls

Si vous êtes individualiste et fier de l’être, que vous avez un problème avec le monde de la course au profit, vous pourriez être un punk. Voici une courte introduction à la mode, le style de vie et la musique punk.

 

Méthode 1 sur 3: Mode de vie

  1. 1
    Exprimez-vous. Les punks sont réputés pour leur attitude anticonformiste et leur individualisme. Si vous croyez en ces valeurs sans les exprimer, personne ne saura que vous êtes un punk ou un futur punk.
    • Lisez des classiques sur les sujets chers aux punks comme l’anti autoritarisme et l’anarchisme. Mieux vous serez informés, mieux vous serez en mesure d’en parler.
    • Trouvez des façons intéressantes d’exprimer ce que vous savez et pourquoi vous pensez que c’est important. Il y a une différence entre se plaindre des personnalités en place au pouvoir et d’être contre les mécanismes qui permettent à l’autorité de se mettre en place.
    • Parlez à la fois à des gens qui sont de votre avis et à ceux qui ont des opinions opposées aux vôtres, afin de vous conforter dans vos propres convictions. Si vous ne parlez qu’avec des gens qui sont de votre avis, comment ferez-vous pour répandre votre message radical à ceux qui en ont le plus besoin ?

 

2
Trouvez votre place. Faites connaissance avec des gens qui ont les mêmes convictions que vous. Vous pourrez ainsi explorer votre côté punk sans craindre les conflits ou les jugements des ringards.
  • Allez à des concerts punk. Certains groupes placardent des affiches, surveillez les poteaux de votre ville.
  • Trouvez l’endroit où les punks de votre quartier se retrouvent, que ce soit un coin ou un local. Les punks ne se retrouvent généralement pas dans des établissements privés, sauf par amour de la musique, ils investissent autant que possible l’espace public.
  • Si rien autre ne marche, demandez à un autre punk dans la rue où aura lieu le prochain concert.
  • N’ayez pas peur de reconnaître que tout ceci est nouveau pour vous. Tout le monde a commencé un jour, et ils comprendront probablement. Si vous êtes sympa, les gens vous apprécieront même si vous ne connaissez pas tous les groupes punks de la terre et que n’avez pas le style vestimentaire réglementaire.
  • Rejoignez une communauté punk en ligne. Vous pourrez y rencontrer des punks du monde entier, échanger des fichiers MP3, trouver des concerts, découvrir de nouveaux groupes.

3 Évitez le consumérisme. Les punks sont très débrouillards. Trouvez de nouveaux moyens de vous amuser sans enrichir les grandes entreprises avec votre argent.

  • Profitez des activités de plein air, que ce soit la randonnée de montagne ou seulement un tour au parc avec vos amis.
  • Apprenez à cuisiner. C’est un passe-temps agréable, et en plus vous économiserez de l’argent. Plus d’argent pour vous, moins pour l’ordre établi.
  • Trouvez des événements gratuits par le bouche-à-bouche, les sites web des salles de concert que vous aimez ou sur des forums consacrés aux activités locales.
  • Soyez bricoleur. Chaque fois que vous fabriquez un objet, vous ne soutenez pas un magasin qui vend le même objet industriel.
  • Ne vous rendez dans les grands magasins que lorsque vous y êtes obligé. Même les meubles peuvent être trouvés sur des sites d’échanges entre particuliers ou de recyclage. Si vous avez besoin de quelque chose, essayez d’abord de le trouver d’occasion. Ce sera plus économique et plus contre l’ordre établi.

Méthode 2 sur 3: Apparence extérieure

Exprimez-vous à travers vos vêtements. Les vêtements punks sont typiques, car ils reflètent la rébellion et l’individualisme. Rendez vos convictions contre l’ordre établi visible au premier abord.

  • Les punks sont originaux, ne vous inquiétez donc pas si vous ne ressemblez pas aux autres punks. Portez ce que vous voulez en vous assurant que ce ne soit pas conventionnel, et vous aurez votre place dans tout rassemblement punk.
  • Si possible, fabriquez vous-même vos vêtements. Achetez-vous une machine à coudre. Vous pourrez ainsi vous créer un look unique sans financer l’ordre établi.
  • Le fait-maison. De nombreux vêtements de punks ont un air de fait-maison. Pour un punk, il vaut toujours mieux réutiliser un vieil objet que de participer au consumérisme en achetant quelque chose de neuf.

Commencez avec des basiques pour punks. Si vous êtes perdu et que vous ne savez pas comment vous constituer une garde-robe, commencez par ces quelques articles :

  • Des jeans : coupe décontractée, slim ou baggy. (Pas de pattes d’éléphant)
  • Un blouson d’aviateur
  • Des vêtements cloutés
  • Des motifs écossais, camouflage, empreintes d’animaux ou traces de sang.
  • Des vêtements déchirés rapiécés avec des épingles à nourrice.
  • Des T-shirts de groupes.
  • Des blousons en cuir (ou en faux cuir) jackets avec des logos de groupes cousus dessus, des épingles de nourrice, ou des symboles comme le signe de l’anarchie inscrit dessus.
  • Des pantalons accessoirisés avec des fermetures éclair au dos des jambes, des chaînes, des anneaux en métal ou autres.
  • Des cartouchières
  • De la résille
  • Les grands classiques des accessoires sont les mitaines, les ceintures cloutées, les cartouchières, les bracelets avec des clous en forme de pyramide, des étoiles ou des pics.

Personnalisez les T-shirts ou vestes que vous achetez. Accessoirisez avec un sens du détail qui exprime votre vision personnelle des choses. Par exemple en découpant les manches et le col, en cousant des écussons politiques, ce sont des choses que la plupart des gens n’osent pas faire dans un but esthétique.

  • Déchirez ou découpez des morceaux de vêtements, et mettez des rangées d’épingles de nourrice pour tenir les parties ensemble, ou laissez apparentes des couches de vêtements.
  • Inscrivez vous-même des noms de groupes ou des symboles politiques sur vos vêtements.
  • Personnalisez vous-même vos jeans en les coupant avec des ciseaux ou un cutter, ou passez du papier de verre sur ceux-ci pour leur donner l’air usé.
  • Appliquez de la javel de façon stratégique sur vos T-shirts ou vos jeans pour créer des motifs ou pour leur donner l’air usé.

Trouvez des chaussures de punk. Du fait de votre mode de vie punk, vous serez amené à marcher plus, puisque les punks essayent autant que possible d’éviter les moyens de transport individuel. Il vous faut des chaussures solides qui dureront longtemps que vous obtiendrez de façon non conformiste.

  • Des bottes – pour les femmes et les hommes. C’est généralement le meilleur choix : elles durent longtemps, sont bon marché et se marieront avec le reste de vos vêtements.
  • Ne choisissez pas des chaussures de marque. Les punks rejetant le capitalisme et le matérialisme, nombre d’entre eux se procurent leurs bottes dans les surplus militaires.
  • Les chaussures de punk sont souvent des Dr. Martens, des Converses ou des chaussures de Skate. Notez cependant que comme il s’agit de marques, certains punks refusent de les acheter en dépit de leur esthétique, et vous pourriez rencontrer des personnes qui désapprouvent votre choix.
  • Les friperies sont de bons endroits pour acheter des chaussures bon marché sans avoir à réfléchir au fait que votre argent risque d’enrichir une multinationale.

Choisissez une coiffure. Soyez créatif, utilisez vos cheveux pour exprimer votre singularité ! Le but est de s’éloigner le plus possible du conformisme. Voici quelques idées.

  • Les hommes comme les femmes peuvent porter une crête, et bien qu’il s’agisse à l’origine d’une coiffure masculine, le Devilock va bien à certaines filles. Chercher les différentes variantes existantes pour trouver celle qui vous conviendra le mieux. Vous pouvez vouloir une crête longue, une crête double ou triple, ou des pics comme ceux de la statue de la Liberté.
  • Si vous vous inquiétez parce qu’une coiffure excentrique pourrait vous porter préjudice dans votre milieu professionnel, vous pouvez avoir recours à une fausse crête (une bande de cheveux large dressée en l’air, qui lorsqu’elle est peignée cache les côtés rasés du crâne). Attention, les autres punks se moquent parfois de cette coupe qui peut se fondre si facilement dans le monde conformiste.
  • Bien que la plupart des punks aient les cheveux courts, les cheveux longs sont aussi acceptables.
  • Vous pouvez mettre dans vos cheveux des plumes, des perles, des rubans ou des nœuds pour ressembler à ce que vous voulez être.
  • Certaines coupes de cheveux à la mode dans les années 80 et même les dreadlocks ont fait leur apparition dans les milieux punks.
  • Envisagez de teindre vos cheveux. Vous pouvez opter pour le noir, le blond platine, le rouge vif ou des couleurs artificielles comme le vert ou le bleu. Quelle que soit la couleur choisie, attendez-vous à devoir la porter longtemps, ou essayez d’abord une coloration temporaire.
  • Si vous ne voulez pas vous embêter avec des coiffures compliquées, rasez-vous le crâne. C’est un message fort à l’adresse des autres : vous ne vous sentez pas obligé de faire comme tout le monde ! Le crâne rasé est une coiffure classique chez les punks, et peut être porté par les hommes ou par les femmes.

Faites vous faire des piercings ou des tatouages. Modifier son corps est une façon pour les punks d’affirmer leur identité.

  • Vous verrez souvent des punks avec des écarteurs aux oreilles, souvent très larges.
  • Les piercings au nez et à la lèvre sont courants chez les deux sexes.
  • Les tatouages permettent un large choix de dessins. De nombreux punks portent l’emblème de leur groupe favori ou des toiles d’araignée sur le coude (attention, au Royaume-Uni, la toile d’araignée sur le coude signifie que vous avez fait de la prison). Les punks « straight edge » portent des X sur chaque poing. Les tatouages rétro comme ceux de Sailor Jerry sont également très populaires, notamment sur le torse et sur les biceps.
  • Quel que soit le tatouage choisi, souvenez-vous que vous l’aurez toute votre vie ! Assurez-vous de choisir quelque chose qui reflète votre personnalité, et non un groupe à la mode que vous aimez bien !
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Soyez patient pour transformer votre look. Mieux vaut éviter de passer du look BCBG au look punk du jour au lendemain. De toute façon, il est impossible de s’acheter une culture de la musique punk en un jour ou de se faire une garde-robe sans faire de longues recherches. Allez à des concerts, faites-vous connaître auprès des autres punks, vous apprendrez ainsi à développer votre style peu à peu.
 

Méthode 3 sur 3: Musique punk

Allez à des concerts punks pour voir des groupes en live aussi souvent que possible. C’est un aspect important de la culture punk. L’énergie y est incroyable. Vous n’êtes pas obligé d’aller dans le pogo, mais c’est amusant de le regarder. Restez prudent et amusez-vous. Apprenez à connaître la scène locale, vous verrez sûrement les mêmes groupes et les mêmes personnes d’une fois à l’autre.

Familiarisez-vous avec la musique contemporaine et ancienne. Il existe de nombreuses sortes de musiques punk, et il faut savoir que tous les punks n’écoutent pas tous les mêmes types de musique. La plupart se focalisent sur un type en particulier, le genre ayant beaucoup évolué avec le temps. Consultez une liste pour chaque type de musique, et des groupes qui ont influencé ceux-ci.

Conseils

  • N’ayez jamais peur de ce que les gens peuvent penser.
  • La différence entre un simulateur et un vrai punk est que le simulateur se demande toujours comment sont les vrais punks. Faites simplement ce que vous voulez.
  • Soyez vous-même. C’est le point central du mode de vie punk. Si vous voulez avoir les cheveux longs, gardez-les longs. Si vous avez un CD de Kelly Clarkson à côté de celui de Misfits soyez-en fier. Le plus important chez un punk ce sont les croyances. Même Johnny Rotten a dit que les punks modernes sont des « cintres ». Souvenez-vous que l’important, ce n’est pas ce que vous portez, mais ce que vous êtes.
  • Les punks stupides sont repoussants, soyez un punk intelligent. Soyez bon en grammaire, en orthographe, en histoire, en géographie, etc. Vous casserez ainsi les stéréotypes que certains ont sur les punks. La communauté punk est changeante et en permanente évolution. Ne faites pas l’idiot pour faire plaisir aux autres. Il y a des punks cools et intelligents partout et si les premiers que vous rencontrez sont des idiots, dites-vous qu’il y a des idiots partout, n’essayez pas d’être comme eux simplement parce qu’ils font partie de quelque chose dont vous voudriez faire partie. Ils représentent le plus petit dénominateur commun d’un monde plus grand où vous pouvez trouver de meilleurs modèles.
  • Souvenez-vous d’assumer vos choix. Si quelqu’un se moque de vous, ignorez-le. Ne vous occupez pas de ce que les autres pensent. Soyez vous-mêmes.
  • Si vous n’étiez pas un punk auparavant, les gens peuvent être effrayés. Soyez gentils dans tous les cas. Ne dites pas adieu à vos anciens amis pour sauter dans un nouveau monde. Se faire de nouveaux amis tout en gardant les anciens est la meilleure règle à suivre.
  • Ce n’est pas parce que vous êtes un punk que vous ne devez écouter que de la musique punk. Intéressez-vous au rockabilly, au hard rock, au ska, au psychobilly, au heavy métal. Sachez que vous pourrez être moqué par certains si vous n’écoutez pas de la musique considérée comme « assez punk », ce qui est stupide. Les fans de certains groupes punks trouveront d’autres groupes bidon, et vice versa ; écoutez ce dont vous avez envie. Souvenez-vous que certains punks vous en voudront d’écouter de la musique mainstream.
  • Tous les punks ne détestent pas le gouvernement. Si vous le détestez, ayez des raisons valables de le détester, et si vous ne le détestez pas, ne faites pas semblant de le haïr.
  • Ne vous croyez pas meilleurs que les autres, il y aura toujours quelqu’un qui en saura plus long que vous.
  • On se fiera à la façon dont vous êtes habillé pour vous juger. Quand vous doutez, souvenez que c’est ce que vous êtes, ce que vous aimez. Ne laissez personne vous l’enlever.
  • L’idée préconçue la plus courante sur les punks c’est qu’ils sont marginaux (par exemple sans abris, ivres en permanence, qu’ils ont quitté l’école trop tôt, etc.) Cette idée est propagée par ceux qui ne sont pas des punks, essayez donc dans votre vie d’obtenir le travail et la situation que vous voulez. Un bon exemple de réussite pour un punk est Tim Armstrong de Rancid. Il a terminé ses études, combattu son addiction à l’alcool, trouvé une maison, et collaboré avec un grand nombre d’artistes et de producteurs. Les autres peuvent avoir envie de vous voir échouer en tant que punk, démontrez-leur le contraire.
  • Respectez vos ainés, s’ils méritent le respect. Si quelqu’un vient vous voir en costard-cravate et vous dit qu’il aime bien votre T-shirt de Misfits, soyez correct et demandez-lui si c’est un fan du groupe. Il est possible qu’il les ait vus jouer dans les années 70, au début du mouvement punk, et qu’il ait des histoires passionnantes à vous raconter ou des groupes que vous ne connaissez pas à vous conseiller.
  • Ne soyez pas raciste. Ce n’est bien ni pour vous ni pour les autres. La plupart des punks sont contre le racisme, et dans le pire des cas, vous pourriez vous faire blesser ou même tuer. Les blancs n’ont pas plus de valeur que les gens de couleur. Le regard que l’on porte sur vous ne devrait pas être influencé par votre pays d’origine ou la couleur de votre peau.
  • Les parents, les professeurs, les employeurs peuvent être effrayés par l’esthétique punk qu’ils ne comprennent pas. Considérez que vous êtes l’ambassadeur d’une communauté, et qu’il est bien plus étonnant, rebelle et subversif de dire s’il-vous plait et merci et de rendre vos devoirs en temps et en heure, puisque cela ne correspond pas à ce qu’on attend de votre « genre de personne », selon les stéréotypes que les médias grand public véhiculent sur les punks.
  • Souvenez-vous qu’il faut devenir un punk progressivement. Si vous sortez un jour de chez vous habillé comme les punks du coin de la rue, ce sera un déguisement, rien de plus.
  • Si vous avez l’intention de vous servir du mouvement punk simplement pour être à la mode, oubliez. Vous ne serez crédible auprès de personne, et notamment auprès des punks aguerris.
  • Le punk rock a de nombreuses significations pour de nombreuses personnes. Certaines personnes pensent que toute entreprise représente le mal, et d’autres qui achètent leurs affaires au supermarché. Soyez toujours respectueux ; pensez que les « pop punk » seront peut-être les activistes révolutionnaires de demain et que les vétérans avec leurs sigles de groupes inconnus d’il y a 30 ans ont peut-être des choses à vous apprendre. Écoutez toujours les autres, et si vous n’êtes pas d’accord, présentez vos arguments sous un angle qui laisse aux autres le droit d’avoir leur propre point de vue, même si vous ne le partagez pas.
  • Si vos parents ou vos tuteurs désapprouvent vos croyances punk, écoutez-les, et expliquez vos convictions. Mettez-vous à leur place. Votre mère peut réagir violemment face à vos cheveux teints, parce que leur couleur naturelle est celle avec laquelle elle vous a mis au monde et qu’il est difficile pour elle de vous voir grandir.
  • Le plus important n’est pas forcément ce que vous portez ou ce que vous écoutez ; c’est un état d’esprit qui s’accompagne souvent d’une musique et de vêtements spécifiques.

 

Source : http://fr.wikihow.com/%C3%AAtre-un-punk

 

16:21 Publié dans Identités | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2012

Portrait d'André Malraux, scorpion ascendant capricorne

Le plus célèbre des
scorpion ascendant capricorne
ANDRE MALRAUX
Très lucide et cynique, il voit les choses de haut et ne se livre pas.
Grande force de caractère mais nature tourmentée, détachée, attirée par l'ascèse. l'absolu l'appelle
et tout son être est tendu vers les sommets éthérés de
la condition humaine
la condition humaine
Passion de l'invisible, du caché, du transcendantal :
voir ce qui est de l'autre côté des choses ...
Il met toute la puissance de son caractère au service de son détachement des choses terrestres
pour se tourner vers les valeurs spirituelles.
D’où beaucoup de difficulté à supporter les beaufs au QI d’une huître et les larves rampantes.
De la dureté. Le caractère est fort et s'impose sans effort mais le sujet ne cherche pas à séduire.
Un certain goût de la souffrance, comme valeur rédemptrice.
Parfois désespéré, souvent solitaire et insatisfait de lui-même,
Une intelligence aiguë, lucide, tentée de tout disséquer.
Pas très doué pour le bonheur.

 

La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie

Les hommes sont la vermine de la terre

On n'échappe pas à Dieu

Le XXIème sera religieux ou il ne sera pas


Le Christ,
c'est un anarchiste qui a réussi

ANDRE MALRAUX
ANDRE MALRAUX
 
SCORPION ascendant CAPRICORNE :
(Eau/Terre - Pluton et Mars/Saturne)

Grande force de caractère mais nature tourmentée à la fois ambitieuse et attirée par l'ascèse, orgueilleuse et détachée, passionnée par les problèmes d'origine, de quintessence.
Vous êtes doué d'une énergie et d'une volonté remarquables, d'une endurance et d'une résistance morale hors du commun. Votre intelligence est aiguë, lucide, et qui vous pousse constamment à appréhender le caché, l'invisible, le transcendantal.

De la dureté.
Le caractère est fort et s'impose sans effort mais le sujet ne cherche pas à séduire.
Avec votre grande tendance à vous affirmer, vous êtes plus apte à faire une belle carrière professionnelle ou sociale qu'à trouver le bonheur dans votre vie privée.
Pour vous, l'amour est nécessairement une faiblesse. Vous avez des difficultés à aimer et à vous faire aimer à cause de votre réserve. Une union de raison ou avec quelqu'un qui vous aiderait dans vos réalisations a le plus de chances de durer.

Un certain goût de la souffrance, comme valeur rédemptrice.
Une intelligence aigüe, lucide.
Tentée de disséquer ; passion de l'invisible : voir ce qui est de l'autre côté des choses.
La gloire n'est pas rare.
Dons pour l'écriture mais plus essayiste ou philosophe que romancier (André Malraux).




17:58 Publié dans Identités | Lien permanent | Commentaires (2)

24/07/2010

Les asexuels sont-ils de gros losers gluants ?

Je viens de terminer le nouvel essai de Peggy Sastre : No sex – avoir envie de ne pas faire l’amour, dans lequel elle prend la défense des asexuels avec une douceur à laquelle je ne m’attendais pas.

Ce livre vient poser à plat les maigres connaissances actuelles sur l’asexualité : des témoignages, des chiffres, et l’état des débats. L’auteure sépare bien les différents problèmes : il y a des gens chastes qui ont du désir mais choisissent de ne pas en tenir compte (comme les prêtres, en théorie), les abstinents qui ont du désir mais subissent un manque sexuel (parce que personne ne veut d’eux), et les asexuels qui n’ont pas de désir du tout (et qui pourraient représenter 1% de la population).

On peut se dire : ces gens font bien ce qu’ils veulent, ça ne mange pas de pain et ils sont peut-être les meneurs d’une évolution de la normalité sexuelle comparable à celle menée par la communauté LGBT – une position tolérante défendue par Peggy Sastre.

On peut aussi penser comme Agnès Giard que ce n’est pas tout à fait innocent de se définir par une absence, surtout quand il s’agit d’un sujet encore tabou, toujours complexe et hautement politique. Selon elle, les asexuels ressemblent à ces rappeurs qui hurlent qu’ils rejettent la société, alors que c’est précisément l’inverse, et qu’à la fin de toute façon ce n’est pas la société qui vit dans une barre HLM sans job et sans espoir. Bref, un gros tas de mauvaise foi. Elle rappelle que la sexualité est aussi faite de potentialités qui s’activent (je confirme), et que si on est flemmard, autant juste dire qu’on est flemmard au lieu de fonder un mouvement.

Entre les deux mon coeur balance.

Mais voilà. Parmi les besoins humains prétendument naturels auxquels nous sommes tous censés adhérer, il y a manger, dormir, faire l’amour, assurer sa sécurité, se reproduire. J’ai connu une personne qui n’aimait pas manger, qui ne trouvait pas ça intéressant. Et moi-même, je fais partie de ces femmes qui n’ont jamais eu envie de se reproduire, jamais une seule seconde.

(Anecdote sur le délire en question : lors de ma première visite chez une gynéco, vers 15 ans, j’expliquais que je voulais des médicaments contre la douleur des règles. Elle m’a répondu que je n’en avais pas besoin puisque la douleur passerait avec ma première maternité, donc vers 25 ans. Authentique. Je précise que depuis, je n’ai connu aucun gynéco qui ne m’ait pas foutu la pression pour que j’enfante, à croire que j’ai des gènes méritant vraiment que l’humanité les conserve – auquel cas le don d’ovules me paraît assez indiqué.)

Peut-être que je suis une loseuse de la maternité, mais en même temps, je ne suis pas une victime : à ma connaissance je ne suis pas stérile, et si je voulais, j’imagine que je trouverais quelqu’un pour m’aider à fonder une famille. La maternité ne me rejette pas. Alors peut-être que je n’ai pas activé l’instinct maternel auquel je ne crois pas. Peut-être que c’est une mode en plus d’être une pression sociale et que quand toutes mes copines s’y seront mises, j’aurai envie. Mais honnêtement, je pense avoir un Oreo au beurre de cacahuète à la place de la moindre minuscule velléité de me reproduire. Que ce soit génétique ou culturel, peu importe. Les femmes qui font cette absence de choix me paraissent équilibrées et zen. Tant qu’à faire, je voudrais leur ressembler.

C’est pourquoi je suis bien obligée de croire qu’il y a des gens qui naissent asexuels comme certains paraissent (?) naître homosexuels ou mal dans leur genre.

Peut-être qu’il faudrait se calmer sur les besoins naturels. Et sur la normalité.

Ou alors, j’en fais une affaire personnelle : si ma maternité s’active, les asexuels sont des menteurs. Dans l’intervalle, je propose qu’on leur fiche la paix.

18:39 Publié dans Identités | Lien permanent | Commentaires (0)