05.02.2010
gothisme
LE GOTHISME
Qu'est-ce-que le gothisme ? Il est clair que l'on ne peut répondre à cette question par une seule phrase. Le gothisme ce n'est pas qu'une musique , c'est un style de vie , une certaine sensibilté. La première définition que l'on pourrait en faire est celle ci : "style de construction des églises d'antant caractérisé par des grand piliers, de grandes voûtes et de grands arc-boutants". Le terme gothique est aussi employé pour caractériser des histoires qui se déroulent dans des endroits sombres et lugubres tels les ruines, les cimetières, ect ... Pour finir, on pourrait caractériser une peinture de gothique ou les caractères écrits sont déformés à l'extrême.
Le mouvement goth est apparu dans les années 1970 aux Etats-Unis et en Europe. Cette culture est un mélange de non-conformisme, de curiosité insatiable et d'un intellect poussé à l'extrême. Ne pas être accepté tel quel est un must pour les gothiques. On pourrais les comparer aux punks des années 70, le cerveau et les bonnes manières en plus.
On ne devient pas goth à l'instant même où on l'a décidé. Ca ne s'apprend pas, c'est une façon d'être, de vivre et de penser. Quinconque voudrait le devenir en tentant d'apprendre s'y casserait les dents. On naît goth, on ne le devient pas. La plupart des gens n'ont pas la créativité, le talent, l'ouverture d'esprit, l'appréciation de la dualité de l'existence; or ce sont ces habiletés qui font d'une personne un vrai goth. Bien que la majorité de ces choses peuvent être acquises au fil des années, certaines ne peuvent qu'être imitées. Or, imiter n'est pas être et donc imiter c'est s'éloigner du gothisme.
TRAITS DE CARACTÈRE DU GOTH TYPIQUE
Si certains se reconnaissent néanmoins dans le discours que je tiens, tentez de voir si vous correspondez aux points suivants :
Vous ressentez le besoin de dépenser beaucoup de temps dans la création de musiques, poésies, dessins, peintures, philosophies ...
Vos efforts créatifs sont souvent décrits comme noirs, sombres, choquants, étranges, morbides.
Vous aimez les musées et les centres culturels.
Vous appréciez et comprenez Shakespeare et d'autres célèbres auteurs théatraux.
Vous savez la différence entre nihilisme et existentialisme même si vous ne vivez pas à travers eux.
Vous appréciez différents styles de musique.
Vous êtes une personne ouverte, sensuelle, à l'écoute des sons, des sensations et des textures.
Vous ne comprenez pas pourquoi les gens autour de vous ressentent le besoin de regarder la télévision.
Vous ne vous sentez pas bien en étant pareil aux autres.
Vous aimez être vous-même, et cela même si les autres autour de vous ne vous apprécient pas pour autant.
Vous êtes assommé par les "Pourquoi ?" et y trouvez d'intéressantes réponses.
Vous êtes noyé par les "Comment?" et vous appliquez cette question à votre propre personne.
Vous ne rejetez pas une chose simplement parce-que vous ne la comprenez pas.
Vous vous faites votre idée des autres sur ce qu'ils valent et non sur ce dont ils ont l'air.
Vous ne craignez pas l'inconnu.
Vous ne craignez pas la mort.
Vous craignez la médiocrité.
LE GOTH EN LUI-MÊME
Le look du goth est très important. Il n'est pas nécéssaire de s'habiller en noir pour etre goth, c'est un stéréotype stupide lancé par des gens qui le sont tout autant. Les goths sont des personnes bien habillées selon un style vestimentaire qui leur est propre. Ils ont juste une culture différente de celle des personnes moyennes. Juger quelqu'un sur son look dark comme étant un goth est une grosse erreur. Ce manque d'individualisme suggère fortement à quelqu'un qui ne comprend pas vraiment le Gothisme que nous sommes des conformistes. Or, il n'en est rien. "Vous riez de moi car je suis différent , je ris de vous car vous êtes tous les mêmes". Cette phrase résume très bien le look goth. Différent, excentrique, soigné, original mais non désuet.
Le goth n'est pas quelqu'un d'absolument dépressif mais il s'intéresse à la mort dans le sens "qu'y a-t-il après ?". Se posant beaucoup de questions sans pour autant être dans la mort chaque jour, le goth est fasciné par ce qu'elle représente et par ce qu'elle cache. Il est donc poussé à s'interroger sur le sens réel de la vie, le pourquoi sommes nous ici et dans quel but.
Contrairement à ce que l'ont pourrait croire, un goth n'est pas quelqu'un de spécialement attiré par la drogue, l'alcool, ect ... Non il ne faut pas être percé et tatoué pour etre goth! Chassez donc ces idées préconçues de votre esprit. Ce ne sont que des racontards de personnes médisantes qui salissent notre réputation. Cela dit, certains dans leur recherche d'individualisme se tatouent, se percent ... mais cela n'est pas nécéssaire, c'est selon le bon vouloir de tout un chacun.
La recherche de la mort et le morbide donnent souvent lieu à un rapprochement de celle-ci par l'arboration de maquillage. Se rendre plus blanc que blanc, les traits noirs, grimaçants de souffrance, de peine, de colère ... Certains le font, d'autres pas ; encore une fois c'est selon l'opinion de chacun, mais il est clair que cela ajoute un plus à l'individualisme et que c'est, à mon humble avis, bien plus beau qu'un tatouage ou qu'un percing.
Un goth apprécie donc la musique, le romantisme, l'intelligence créatrice, l'art, le dessin, la peinture, l'amour, la vie, la mort. C'est une personne équilibrée qui respecte les autres si elle se sent respectée ce qui n'est pas souvent le cas. Ce qui est différent choque et c'est le but recherché. En se demarquant du lot, le goth recherche quelqu'un de différent, quelqu'un d'original ... Lui-même, en quelque sorte ...
08:18 Publié dans Identités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2010
les lois noahides
Liste traditionnelle des sept lois noachides [modifier]
les commandements
- d'établir des tribunaux,
- de l'interdiction de blasphémer,
- de l'interdiction de l'idolâtrie,
- de l'interdiction des unions illicites,
- de l'interdiction de l'assassinat;
- de l'interdiction du vol,
- de l'interdiction d’arracher un membre d'un animal vivant.
Selon le judaïsme, tout non-Juif vivant en accord avec ces sept lois est considéré comme un Gentil Vertueux et a, par l'observance de ces lois, sa part au monde à venir[2]. Les adhérents à ces lois sont souvent appelés B'nei Noah (Enfants de Noé) ou Noahides, et peuvent souvent se retrouver dans des synagogues juives.
Les lois noahides furent, toujours selon la tradition rabbinique, précédées par les Six Lois d'Adam, données à Adam par Dieu dans le jardin d'Éden[3]. Lors de la révélation sur le Sinaï, les sept lois furent suivies des Dix Commandements. Les 613 mitzvot contenues dans la Torah écrite et leurs élaborations dans la Torah orale (bien que ce nombre de 613 remonte probablement lui-même à un enseignement rabbinique), n'ont de caractère obligatoire que pour les seuls Juifs, ayant hérité des obligations de leurs ancêtres, qui reçurent ce "joug des commandements" de leur plein gré. De plus, il serait en réalité interdit aux non-Juifs, par la Torah elle-même, d'élever leur observance au niveau des mitzvot astreintes aux Juifs[4].
On précisera toutefois que les lois noachides se retrouvent dans les 613 commandements mosaïques, et même le décalogue lui-même, pour les interdictions du blasphème, de l'idolâtrie, du meurtre et du vol.
Source : wikipedia
21:35 Publié dans reli-gion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.12.2009
Noël, fête païenne ?
Un regard sur les premiers siècles de l'Eglise permet de corriger l'idée communément admise selon laquelle l'empereur Constantin aurait adapté le christianisme à la fête romaine du solstice d'hiver. Au travers de ce parcours historique, nous voici interpellés sur notre témoignage chrétien.
Le très commercial père Noël ou la coutume provençale des treize desserts ont l’art d’exaspérer certains chrétiens. Finalement, se disent-ils, Noël n’est qu’une fête païenne que l’Eglise a essayé de christianiser, et ceux qui désirent suivre l’Evangile dans sa pureté ne devraient pas prendre part à ces festivités ambiguës et compromettantes. Ainsi, en réaction à la débauche des illuminations de nos rues et à la frénésie de la consommation, certains croyants ont de la peine à s’associer aux fêtes de Noël organisées par leur communauté, et certaines Eglises vont même jusqu’à supprimer toute référence, y compris à la Nativité, pour aller à contre-courant du monde.
Cette période de fin d’année pose effectivement la question de la collusion entre la foi chrétienne et la mentalité païenne. Cependant, ce que certains ont longtemps considéré comme du syncrétisme s’avère être, au cours de l’histoire, bien plus conflictuel que ce que l’on pense généralement.
L’idée communément admise, c’est que Constantin, empereur de 306 à 337, ancien adorateur du soleil, pour imposer la foi nouvelle aux masses, aurait adapté au christianisme devenu officiel la fête romaine du solstice d’hiver. Or cette célébration païenne était relativement récente. Elle avait été instaurée une quarantaine d’années auparavant par l’empereur Aurélien vraisemblablement pour commémorer la dédicace du temple au soleil sur le champ de Mars, à Rome, en 274. Celui-ci l’avait appelée la fête de la naissance du soleil invaincu, et il l’avait fixée à la date du 25 décembre. Le but de l’empereur était de fonder sur de nouvelles bases le culte solaire romain tombé en désuétude et influencé par les cultes solaires orientaux, notamment le culte de Mithra.
Deux symbolismes solaires
Mais pourquoi ce culte autochtone du soleil avait-il sombré dans l’oubli ? C’est sans doute parce que, non seulement à Rome, mais aussi dans tout l’empire se répandait un autre culte, venu, comme le culte de Mithra, lui aussi d’orient : la foi chrétienne. Or Augustin, le célèbre père de l’Eglise, donne des indices qui laissent croire que la fête de la nativité du Seigneur Jésus a été célébrée le 25 décembre avant le schisme donatiste (qui eut lieu en 311), c'est-à-dire avant la conversion de l’empereur Constantin (312), à une époque où l’Eglise, allant affronter la terrible persécution de Dioclétien (303), était encore dans la clandestinité. Ainsi, ce ne peuvent donc être que des motivations internes qui ont poussés les chrétiens à célébrer la naissance de leur Sauveur le 25 décembre, et ce, en fait, grâce à des calculs cherchant à établir certaines dates historiques précises de la vie du Christ. En réalité, l’impulsion qui aurait pu guider certains vers la date du 25 décembre pour la naissance de Jésus provient des travaux exposés dans un ouvrage daté de 234 et attribué à l’évêque Cyprien de Carthage. Du coup, il est probable que la célébration de la nativité du Christ le 25 décembre soit antérieure, du moins dans certaines parties de l’empire, à l’instauration de la fête du Natalis solis invicti établie par l’empereur Aurélien.
Ce qui est en tout cas indubitable, c’est que l’ouvrage de 234 cite le texte de Malachie 3.20 " Pour vous qui craignez mon nom, le soleil de justice se lèvera, portant la guérison dans ses rayons " en référence à la naissance de Jésus. De ce fait, le symbolisme solaire chrétien est indépendant et antérieur au symbolisme solaire païen du culte de l’empereur Aurélien. Et il est fort probable que l’empereur, en rétablissant le culte solaire romain, ait voulu créer un monothéisme syncrétique capable d’embrasser tous les cultes de l’empire, et notamment de fournir une alternative aux succès grandissants des missions chrétiennes.
Une preuve a posteriori, c’est que les sermons de Noël que l’Antiquité chrétienne nous a transmis, loin de cautionner un quelconque amalgame avec les pratiques païennes, ne cessent au contraire de les dénoncer. Léon, évêque de Rome de 440 à 462, dans son septième sermon de Noël, invective ceux qui, ce jour-là, se retournent vers le soleil levant après avoir gravi les marches de la basilique et s’inclinent en l’honneur du soleil. " Que cette pratique vienne de l’ignorance, ou qu’elle soit inspirée par le paganisme, nous la déplorons et nous en souffrons vivement ; sans doute quelques-uns peuvent adorer ainsi le Créateur de cette belle lumière plutôt que l’astre lui-même, qui est une créature ; mais il ne faut pas moins s’abstenir de l’apparence même d’un tel culte. En effet, si un homme qui a renoncé à la religion des dieux rencontre cette pratique chez nous, ne sera-t-il pas tenté de regarder comme probable ce point de son ancienne croyance qu’il trouvera commun aux chrétiens et aux impies ? "
Pas d'assimilation
Ainsi, ce ne serait pas l’Eglise qui aurait tenté de christianiser un culte païen, mais ce serait l’empire romain encore païen, et se sentant menacé, qui aurait essayé de paganiser une fête des chrétiens. Et si Noël se paganise aujourd'hui par le commerce, c’est sans doute que Mammon, le dieu de l’argent et l’idole de notre temps, désire occuper le terrain qui revient en fait au seul vrai Dieu.
Cette même opposition entre foi chrétienne et paganisme se retrouve dans le quatrième canon du concile de Saragosse en 380, qui insiste pour que les fidèles soient présents à l’église pendant une période de vingt et un jours continus commençants le 17 décembre et allant jusqu’à l’Epiphanie (6 janvier). En effet, le 17 décembre débutaient les Saturnales, fêtes païennes marquant la fin de l’année, temps de débauche et d’oisiveté dont les pères de Saragosse semblaient avoir craint que les fidèles en fassent un mauvais usage.
Ce dernier exemple nous montre que non seulement le paganisme a réagi par rapport à la foi chrétienne, mais aussi que la foi chrétienne a réagi par rapport au paganisme. Toutefois, cette réaction ne s’est pas faite par assimilation d’éléments païens, mais par une organisation différente du vécu festif et cultuel.
Ainsi, pour reprendre la thématique solaire, les chrétiens n’ignorent pas la signification astronomique du solstice d’hiver, et ne sont pas insensibles aux changements qu’il produit dans l’ordre naturel, mais ils subordonnent cet aspect de la réalité à l’acte de salut opéré par le Christ en naissant de la Vierge Marie. Ce qui consacre la solennité du 25 décembre, dit encore Léon dans un de ses sermons, ce n’est pas tant la naissance du soleil nouveau que la nativité du Christ. Cependant, il reconnaît qu’ " aucun jour ne nous la rappelle plus que celui-ci, alors que la lumière nouvelle apparaît jusque dans les éléments. "
Les démêlés de Noël avec le paganisme d’hier et d’aujourd’hui nous montrent que la conformité à l’Evangile ne consiste pas pour l’Eglise à fuir le monde pour éviter d’être contaminée par lui, mais qu’au contraire le chrétien est appelé à témoigner d’une vision du monde où chaque chose est à sa juste place et où Dieu reçoit l’honneur qui lui est dû. C’est une attitude exigeante, car elle nous oblige à être en tension permanente entre deux compréhensions radicalement différentes de pratiques parfois au premier abord semblables : fêtons Noël, non pas comme les médias et la société de consommation nous y invitent, mais comme le croyant se doit d’honorer la naissance de son Seigneur, en conformité avec la Parole de Dieu.
Pierre-Alain JACOT
pasteur à l'ERE d'Anduze
09:38 Publié dans Paroles de Vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



