27.10.2011
Troubles borderline
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Qu'est-ce que le trouble borderline?
Le trouble borderline est un dérangement du régulateur des émotions.
Quelle est l'origine du nom trouble de borderline?
Le terme "borderline" utilisé depuis 1938, caractérisait à l'origine un trouble se situant à la limite entre la neurose et la psychose. Cette signification n'a plus cours. Aujourd'hui les troubles d'ordre psychique sont classés sur la base d'échantillons fondés sur le vécu et le comportement. Dans ce contexte, le trouble de borderline est également appelé "trouble de la personnalité émotionnellement instable".
Principaux symptômes
Les personnes concernées sont souvent sujettes à des poussées de tensions intenses, extrêmement désagréables pour elles-mêmes en raison de leur incapacité des les ordonner clairement dans une catégorie de sentiment telle que peur ou colère. Elles éprouvent un besoin irrépressible de se libérer immédiatement de cette tension ce qui les conduit à des comportements destructeurs telle l'automutilation. "C'est comme un sentiment d'être mort. Voir couler le sang donne l'impression de vivre" ou "C'est comme juste avant d'exploser si bien que seule l'automutilation apporte un soulagement rapide".
Manifestations cliniques
Le trouble borderline se manifeste à plusieurs niveaux:
- Niveau émotionnel
Les émotions occupent un espace important dans la vie des personnes souffrant du trouble borderline. Elles ne peuvent souvent pas les exprimer mais éprouvent un sentiment de chaos. Typiquement les personnes souffrant du trouble borderline ne disent pas "j'ai peur de…"mais "je ne sais pas…". Elles sont extrêmement sensibles, ont une réactivité émotionnelle intense et leurs sentiments négatifs ne s'estompent que très lentement. Leur humeur est instable et incontrôlable. Cette instabilité émotionnelle a d'importantes répercussions, l'excitation émotionnelle intense perturbe généralement la manière d'agir et est considérée comme perte de contrôle. Cet état génère des angoisses qui augmentent la blessure émotionnelle et aboutit finalement au désespoir et la dépression. Les personnes concernées ont également tendance à avoir des crises de colère qui peuvent être l'expression de peur, de panique, de désespoir ou de dépression. Parallèlement, elles souffrent souvent d'un sentiment durable de vide et d'absence d'émotion. - Niveau comportemental
En phase de tension élevée, près de 70% des patients atteints du trouble borderline s'automutilent (entailles aux bras ou jambes, taper la tête contre les murs ou autres automutilations). En général ils ne ressentent aucune douleur durant l'automutilation qui leur procure dans l'immédiat un sentiment de détente et de soulagement. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que la sensation de douleur apparaît. Certains patients y ont fréquemment recours car, comme dans la dépendance, l'automutilation procure un sentiment d'euphorie. L'automutilation est plus rarement le fait des personnes souffrant de dépression et de psychose. Les tentatives de suicide sont fréquentes dans la biographie des patients borderline, parfois en réponse aux sentiments de désespoir et de malaise ou comme appel au secours. L'abus de drogues, les dysfonctions alimentaires et les comportements à haut risque sont souvent utilisés par le patient pour réduire l'état de tension ou écarter les sentiments désagréables ou de vide. Les personnes souffrant du trouble borderline ont fréquemment des impulsions spontanées et inconséquentes. Elles ont de la peine à répondre aux actes qui ne sont pas immédiatement récompensées. Elles peuvent se comporter de manière très compétente dans certaines situations puis de manière totalement inapte en d'autres circonstances similaires, comme si ces compétences n'avaient jamais existé. On rencontre souvent une tendance à ne pas faire front aux problèmes mais à rester passif et désappointé ou en attente d'une solution provenant de l'extérieur. - Niveau psychique
Chez une grande partie des personnes concernées on rencontre des dissociations de la personnalité. Il s'agit de troubles de perception de la réalité (non réalisation), ou de la personne elle-même (dépersonnalisation) ou du ressenti. La dissociation peut être comparée au réflexe de "faire le mort" en cas de menace ne pouvant être écartée, à court terme ce réflexe est perçu comme un soulagement avec diminution de la tension et régression des sentiments inconfortables. Avec le temps, les dissociations deviennent un automatisme sur lequel vient se greffer la crainte de perdre le contrôle de la réalité.
Les patients ayant subi des traumatismes éprouvent fréquemment des flashbacks, au cours desquels ils revivent virtuellement des événements traumatisants dont ils ont été victime dans le passé (souvent lointain). Ce "vécu" peut ressurgir sous l'impulsion de divers déclencheurs: image ou film, voix ou bruits, odeurs, émotions corporelles et sentiments.
Souvent des symptômes semblables à des psychoses, telles qu'hallucinations visuelles ou auditives, apparaissent mais, contrairement aux patients psychotiques, les patients borderline sont conscients que ces hallucinations n'ont rien de réel. Par contre le sentiment d'être envoûté, suivi ou victime d'une forte méfiance est fréquemment évoqué.
Les personnes souffrant d'un trouble borderline présentent certains modes de pensée caractéristiques: absence d'estime de soi, sentiment de lâcheté, ou vision de l'entourage en "noir et blanc". Autre typicité, une tendance a osciller entre deux comportements opposés tels que: "je ne peux pas rester seul" et "je ne supporte pas la proximité" ou "si quelqu'un m'approche de trop près, il verra à quel point je suis mauvais". Bien sûr des personnes saines peuvent aussi avoir de telles pensées mais à un niveau beaucoup plus modéré. - Niveau de l'image de soi
Les victimes du trouble borderline ont une perception fortement fluctuante d'elles mêmes. Elles ne savent pas qui elles sont réellement, d'où incertitude quant à leurs projets de vie, valeurs et préférences, ainsi que leur orientation sexuelle. Elles ont appris à dévaluer leurs propres sentiments et expériences. Elles observent les autres pour se faire une idée de la réalité. Elles exagèrent fortement leurs propres difficultés et leur incompétence. - Niveau relationnel
Les personnes affectées du trouble borderline pensent être "différentes des autres" si bien qu'elles se sentent seules et isolées. Elles ont de la peine à gérer aussi bien la proximité que la distance. D'une part elles souhaitent être proches car elles se sentent seules, d'autre part, méfiantes elles prennent de la distance par peur de souffrances morales ou par honte ou encore parce qu'elles pensent être néfastes aux autres. Elles ont un net penchant pour les relations intenses mais leur instabilité conduit souvent à des crises émotionnelles où elles luttent désespérément pour ne pas être abandonnées ou délaissées. Elles ont tendance à entrer en confrontation et en conflit avec les autres, principalement lorsque leurs agissements impulsifs sont critiqués ou entravés.
En raison de la présence simultanée d'un autre trouble plus apparent, tel que problème de toxicomanie, dysfonction alimentaire ou trouble anxieux, il est fréquent qu'une période relativement longue s'écoule jusqu'à la détection d'un trouble borderline.
Origine (naissance du trouble)
Le trouble borderline, typiquement accompagné d'un état de tension extrême et d'une réactivité marquée de l'humeur, provient d'une hyperactivité du système émotionnel et d'une perturbation du système de contrôle. L'association de prédispositions génétiques et de traumatismes biographiques en est le générateur.
Le facteur génétique – donc héréditaire – est caractérisé par une sensibilité émotionnelle plus marquée, une impulsivité élevée, une inclinaison aux dissociations et, selon les nouvelles connaissances, une hyperactivité et des troubles de la concentration.
Les facteurs biographiques sont principalement issus d'expériences traumatisantes et de négligence affective. Une grande partie des patients borderline ont subi un traumatisme d'ordre sexuel. Souvent la personne concernée a souffert, dans son enfance, de manque de soins, de violence, de rabaissement, d'humiliation et d'un net manque de valorisation. La plupart des patients ont vécu une "invalidation" dans leur enfance, c'est-à-dire que leurs réactions, sentiments et émotions ont été souvent ignorés, bafoués, critiqués, dévalorisés voire même cause de punitions.
Quoiqu'il en soit, il s'agit d'un trouble du système émotionnel. Les patients borderline n'apprennent pas, comme les autres enfants, à définir leurs sentiments, à les nommer et les exprimer si bien qu'ils n'acquièrent pas la capacité de les maîtriser et de résoudre les difficultés provoquées par des pensées perturbatrices. Par conséquent ils se sentent insécurisés et en proie à des idées ou des sentiments contradictoires qui apparaissent simultanément, devenant nouvelle source de tension. Ils ont appris à douter de leurs propres expériences et à dévaloriser leurs propres sentiments et opinions. Au lieu de faire confiance à leur instinct, ils observent les autres afin d'adopter leur point de vue. De fait, ils n'ont pas l'occasion d'évaluer leur opinion personnelle face à la réalité et de tester de nouvelles formes de comportement. Finalement ils souffrent d'inaptitudes dans presque tous les domaines de la vie. Les personnes concernées doivent donc réapprendre à interpréter leurs sentiments et comment les gérer.
Traitement
Ambulatoire ou stationnaire?
Le trouble borderline est une maladie psychique grave qui nécessite un traitement intensif. L'option thérapie ambulatoire ou stationnaire dépend de la gravité du problème et des pathologies associées. Un traitement stationnaire est principalement indiqué pour les personnes qui ont un comportement suicidaire ou un comportement rendant impossible le suivi d'une thérapie ambulatoire ou encore en présence de conditions qui font que l'accompagnement ambulatoire est voué à l'échec.
La thérapie comportementale dialectique (TCD)
Autrefois, le trouble borderline était considéré comme quasi-incurable. Entre-temps, les connaissances en matière de psychologie et de méthodes thérapeutiques se sont développées. Dans les années 1980, Marsha Linehan de Seattle (USA) a développé la thérapie comportementale dialectique (TCD) s'adressant spécialement aux patients atteints de trouble borderline. Cette méthode consiste en une thérapie comportementale cognitive complétée par une technique de méditation particulièrement prometteuse. La thérapie dialectique (résolution des contradictions) s'appuie sur les contradictions de fonctionnement de la personne pour effectuer, avec elle, un travail de reconstruction. Dans les années 1990, Martin Bohus a introduit la TCD et développé des concepts de traitement stationnaire dans les régions germaniques. A ce jour, la TCD est la seule forme de thérapie pour patients borderline qui, selon des études sérieuses, témoigne d'une bonne efficacité, c'est pourquoi le texte qui suit se réfère à la forme de traitement TCD.
Entraînement des compétences et thérapie individuelle
La TCD s'articule sur deux formes de thérapie, à savoir une thérapie individuelle intensive et une thérapie de groupe ayant pour objectif d'entraîner les compétences comportementales. Les thérapeutes travaillent en étroite collaboration, associant également le personnel infirmier lors de traitement stationnaire. Lors de traitement ambulatoire, des contacts téléphoniques avec le thérapeute doivent être proposés au patient pour l'aider à surmonter les crises aiguës.
L'entraînement des compétences (skillstraining) se compose de 4 modules axés sur les symptômes du trouble:
1. Prise de conscience: Le training vise à l'acquisition d'une certaine forme de prise de conscience. La teneur de l'événement est vécu "consciemment", "sur le champ" et "tel quel (sans évaluation)". Par cet entraînement le patient doit devenir plus conscient quant à sa manière d'agir au quotidien; il peut mieux s'autoréguler afin de trouver un équilibre entre sentiments et raison.
2. Tolérance au stress: Le patient apprend et entraîne les compétences lui permettant de gérer et de surmonter plus rapidement et efficacement les crises, de contrôler les dissociations dont il est victime sans s'automutiler. En plus, il assimile les attitudes préventives lui permettant d'éviter à long terme les situations génératrices de stress et développe les compétences qui l'aident à accepter la réalité de la situation. Il s'agit non seulement d'encourager l'acceptation des faits et des situations immuables mais aussi de poser les bases nécessaires pour les modifications visées.
3. Gestion des émotions: Le patient apprend à reconnaître ses émotions, à en comprendre la signification et les effets. Il s'entraîne à mettre en place des stratégies lui permettant de diminuer les souffrances émotionnelles et la susceptibilité et d'octroyer une place accrue aux sentiments positifs.
4. Relations interpersonnelles et techniques de résolution des conflits: Un travail est effectué au niveau des facteurs touchant aux compétences sociales: défaut d'aptitude, perturbation des idées et mode de pensée, sentiments négatifs, indécision ou manière d'agir dans un contexte difficile. L'objectif de ce module est que le patient réussisse à exprimer ses souhaits, ses objectifs et ses idées et qu'il puisse les mettre en pratique tout en conservant l'estime de soi et le respect des autres. Il apprend donc à évaluer l'objectif en fonction de la situation donnée et à exercer ses compétences pour y parvenir.
Dans une première étape de thérapie individuelle, les objectifs du traitement sont définis en commun puis ratifiés sous forme de contrat de thérapie dont l'élément le plus important est l'engagement ferme du patient de s'abstenir de toute tentative de suicide durant la période de traitement. Par la suite on s'efforce d'atteindre tous les objectifs convenus et on tente de transposer dans la réalité quotidienne les compétences nouvellement acquises. Contrairement à l'usage courant, on ne s'attache pas en premier lieu à la cause mais à la maîtrise de la situation. Une fois cette maîtrise acquise, on pourra alors s'attaquer aux causes de déstabilisation. On tente alors de parvenir à une balance dialectique, à savoir, d'une part, un équilibre entre l'acceptation et la compréhension du comportement conflictuel au vu des expériences vécues par le patient et, d'autre part, les efforts entrepris pour parvenir à un changement par le biais d'acquisition de compétences permettant de surmonter les problèmes et le développement des autres compétences nécessaires au changement.
Médicaments
Il n'existe pas de médicaments spécifiques pour traiter le trouble borderline. Le but de la TCD est d'amener le patient à maîtriser lui-même son problème à l'aide de ses propres compétences. Par contre il est possible de soulager certains symptômes par une médication. C'est pourquoi, plus particulièrement en début de traitement, des médicaments peuvent être ordonnés pour diminuer les états de tension, les tendances à la dissociation ou améliorer le sommeil ou encore combattre un trouble parallèle tels que dépressions ou TDAH. On évitera toutefois la prescription de médicaments provoquant une dépendance, comme la benzodiazépine, qui risquent de compromettre durablement les facultés d'apprentissage et la volonté de développer des compétences pour faire face aux propres problèmes.
Faits
Fréquence
Le trouble borderline touche près de 1.5% de la population dont 60 à 70% de femmes. Il s'agit d'une maladie psychique très sérieuse qui nécessite pour les nombreuses personnes concernées un traitement psychiatrique et/ou psychothérapeutique. Sur la totalité des personnes souffrant d'un trouble psychique, près de 10% des patients en traitement ambulatoire et 20% en traitement stationnaire sont victimes du trouble borderline.
Evolution
Une grande partie des personnes concernées présentait déjà dans leur jeunesse certaines caractéristiques de perturbations comportementales. Toutefois, comme il est d'usage en présence de troubles de la personnalité, le diagnostic du trouble borderline n'est prononcé qu'à l'âge adulte.
En l'absence de traitement le pronostic de guérison est défavorable. Le taux de suicides avec issue fatale est élevé (7 à 10%). Des thérapies efficaces ont été mises au point, conçues spécialement en fonction du trouble, si bien que le pronostic de guérison est favorable dans la majorité des cas traités.
Troubles d'accompagnement (co-morbidité)
De nombreuses personnes touchées par le trouble borderline souffrent d'autres troubles psychiques, entre autres, de troubles anxieux, troubles de l'attention et états dépressifs. On assiste fréquemment à une consommation accrue d'alcool, de médicaments et de drogues, dont le but initial était de réduire la nervosité et apporter le calme mais qui finit par aboutir à une dépendance. De même on rencontre souvent chez ces personnes des troubles du comportement alimentaire, troubles du sommeil et autres troubles de la personnalité. En revanche les cas de schizophrénie ne se rencontrent pas plus fréquemment chez les personnes borderline que dans la population en général.
Lors du traitement d'un trouble psychique (par exemple trouble anxieux), il s'avère très précieux de savoir avec précision s'il existe un trouble borderline, ceci afin d'adapter le traitement en conséquence.
09:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.10.2011
Fleurs de Bach et elixirs floraux
Les fleurs de Bach et les élixirs floraux interviennent au niveau subtil de l’être humain en apportant des solutions au mal être, aux différents stress, aux difficultés rencontrés dans la vie de tous les jours, qui sont à l’origine de nombreux problèmes de santé.
Proche de l’homéopathie, cette méthode traite certaines de nos réactions affectives. C’est le Docteur Edward Bach (que les anglais appelaient le nouvel Hahnemann), éminent physicien britannique, médecin homéopathe et immunologiste de renom, qui dans les années 30, consacra les 10 dernières années de sa vie à l’étude des comportements humains, qu’il identifia comme source de notre mal être.
Il s’aperçoit que les fleurs ont la capacité de transformer la conscience d’une personne, et de l’aider à surmonter les états émotionnels négatifs qui l’isolent du monde. Il réalise ainsi les premiers élixirs floraux en mettant au point une méthode de préparation par macération solaire de fleurs.
Philosophie des élixirs floraux d’après Bach :
— soigner la personne et non la maladie
— guéris-toi toi même
— la vie est harmonie, la maladie discordance ; ce sont nos émotions mal gérées qui nous rendent malade
« Tout être humain porte en lui sa propre médecine et le thérapeute n’est que son auxiliaire » Paracelse
ils sont harmonisants
ils agissent au niveau énergétique, respectent la personnalité, et permettent de lâcher prise pour aller de l’avant.
Soulageant les pressions émotionnelles ou psychologiques, les fleurs de Bach agissent en douceur sur la nature profonde de chacun d’entre nous. Les élixirs floraux sont des gouttes de conscience.
Cette méthode douce traite certaines de nos réactions affectives (peur, doute, découragement, jalousie...). Sans danger, les fleurs de Bach conviennent à tout âge (bébé, enfant, femme enceinte, personne âgée). Les fleurs de Bach sont compatibles avec les médicaments et elles n’ont pas d’effets secondaires.
- la peur
- l’incertitude,
- le manque d’intérêt pour le présent,
- la solitude,
- l’hypersensibilité aux influences et aux idées,
- le découragement ou le désespoir,
- la préoccupation excessive du bien être des autres.
Préparation des fleurs de bach :
Que peut-on attendre des fleurs de Bach
- Utilisées occasionnellement, elles servent à équilibrer une humeur, à surmonter une épreuve, à supprimer une peur.
-Utilisées sur de plus longues périodes, elles agissent sur des blocages émotionnels profonds, sur les comportements figés ou erronés.
Les réponses varient selon les individus, on peut constater un effet immédiat ou si le trouble est plus profond, il peut s’écouler plusieurs jours pour constater une différence. En règle générale, les fleurs de Bach agissent progressivement en douceur.
Si vous ou votre entourage ne remarquez aucune amélioration au bout de 15 jours, il convient de réexaminer le choix des fleurs.
Intérêts et limites des fleurs de Bach
Il faut garder les pieds sur terre quand on parle des fleurs de Bach.
Les élixirs floraux ne doivent en aucun cas se substituer à une démarche médicale.
Ce ne sont pas des remèdes au sens classique du terme. Ils dépassent cette classification car leur rôle essentiel est de nous aider à franchir le plus harmonieusement possible les étapes de la vie. C’est une aide efficace pour travailler sur soi, pour cerner au mieux sa personnalité et entreprendre un cheminement. Ce sont des préparations naturelles, simples, non toxiques, et à la portée de tous.
En France, Philippe Deroide, responsable du laboratoire Deva et de l’institut de recherche et de formation sur les élixirs floraux, GAÏA, développe depuis 1985 de nouveaux élixirs répondant aux problématiques de notre époque.
Comment choisir les fleurs de Bach
La plante doit être choisie en fonction de l’émotion négative du moment (pas toujours facile à identifier) et non de la vertu attendue.
Au départ, on est tenté de vouloir toutes les essayer mais on commence toujours par la fleur qui nous empêche de vivre.
Une émotion négative libérée peut en révéler une autre inscrite plus profondément.
Devant la subtilité d’action des fleurs de Bach, certaines personnes auront besoin de recourir à un conseiller en Elixirs floraux. Il existe aussi des complexes de fleurs de Bach et d’élixirs floraux contemporains pour vous accompagner dans les périodes clés de l’existence : grossesse, adolescence, petite enfance, âge mûr, évolution, assistance, etc.
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Etats d’âmes
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Fleurs de Bach
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Humeur
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Solution
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Peur et insécurité
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Helianthème Rock Rose | Paniques, terreurs, cauchemars, vertiges | Courage, force morale |
| Mimule Mimulus | Peur des choses précises : animaux, altitude, douleurs, ect. Gens timides, douillets, nerveux | Courage, confiance | |
| Prunus Cherry Plum | Pour l’impression de perte de contrôle de soi, peur de faire des choses horribles. | Calme, paix intérieure | |
| Tremble Aspen | Appréhensions et prémonitions vagues, inconnues, obsédantes, cauchemars. | Courage, volonté | |
| Marronnier rouge Red Chestnut | S’inquiéter pour les autres, anticiper le malheur, projeter les ennuis, mère poule. | Sérénité envers autrui | |
| Plumbago Cerato | Manque de confiance en soi, intuition, influençable, bavard | Confiance en soi, intuition | |
| Gnavelle Scleranthus | Hésite toujours entre deux, indécis, cyclothymique. | Résolution, esprit de décision | |
| Gentiane Gentian | Découragement, doute, abattement. | Foie en la vie, persévérance | |
| Ajonc Gorse | Plus d’espoir, accepte le sort, ne veut même plus essayer. | Espoir, force de volonté | |
| Charme Hornbeam | Lassitude, se sent fatigué et pense qu’il n’y arrive pas. | Force, vitalité | |
| Avoine sauvage Wild Oat | Insatisfait, à la dérive, trop d’objectifs. | Reconnaissance de ses capacités | |
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Manque d’intérêt pour la vie
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Clematite Clematis | Rêveur, absent, assoupi. | Présence |
| Chèvrefeuille Honeysuckle | Vit dans le passé. | Vivre au présent | |
| Eglantine Wild rose | Vit sans plaisir et sans piment, résigné | Motivation, intérêt en la vie | |
| Olivier Olive | Epuisé | Régénération, vitalité | |
| Marronnier blanc White chestnut | Irrésolu, tourne en rond mentalement | Clarté mentale, tranquillité d’esprit | |
| Bourgeon de marronnier Chestnut bud | Lent, manque d’attention, répète les mêmes erreurs |
Attention
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| Moutarde Mustard | Soudain la mélancolie envahit, sans raison apparente | Sérénité, joie | |
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Sentiment de solitude
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Violette d’eau water violet | Orgueilleux, distant, n’a confiance qu’en lui | Amabilité, humilité |
| Impatience Impatiens | Irrité par les contraintes, rapide, tendu | Douceur, patience | |
| Bruyere Heather | N’en peut plus d’être seul | Altruisme, écoute | |
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Hypersensibilités aux idées et aux influences
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Aigremoine Agrimony | Soucis cachés sous un manque ouvert, apparence joviale, mais souffre | Joie, acceptation de soi |
| Centaurée Centaury | Faible, dominé, anxieux de servir, ne pas pouvoir dire « non » | Volonté, force de caractère | |
| Noyer Walnut | Trop sensible aux influences extérieures, aux idées, aux changements | Aide au changement, protection | |
| Houx Holly | Jalousie, envie, colère, soupçon | Amour sincère, pardon | |
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Découragement, dépression
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Mélèze Larch | S’attend à l’échec, manque de confiance et de volonté de réussir | Confiance en soi |
| Pin sylvestre Pine | Se critique, se blâme, se rend responsable de tout | Repentir, humilité | |
| Orme Elm | A perdu confiance parce que submergé, décalé |
Force, perfection
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| Chataîgner Sweet chestnut | Ne voit plus le bout du tunnel, est dans la désolation | Libération, transformation | |
| Etoile de Bethléem Star of Bethlehem | Chocs chagrins, détresses, mauvaises nouvelles | Paix, réconfort | |
| Saule Willow | Insatisfait, amer, plein d’aigreur, “la vie est injuste”, “c’est pas de ma faute” | Acceptation de ses responsabilités, joie de vivre | |
| Chêne Oak | Hyperactif, lutteur fatigué n’arrivant pas à décrocher | Reconnaissance de ses limites, lâcher-prise | |
| Pommier sauvage Crab apple | Se sent souillé, se dégoûte, maniaque | Sentiment de pureté | |
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Préoccupation envers autrui
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Chicorée Chicory | Possessif, égoïste, narcissique, “mère poule”, blesse l’autre et se plaint | Don de soi |
| Verveine Vervain | Insistant, volontaire, fervent, enthousiaste, stressé | Calme, modération | |
| Vigne Vine | Directif, dirigiste, autoritaire | Service et respect d’autrui | |
| Hêtre Beech | Esthétisme, critique, intolérance | Tolérance, acceptation des autres | |
| Eau de roche Rock water | Dur avec soi même, strict, rigide, puriste | Largesse d’esprit, adpatabilité |
Comment prendre les fleurs de Bach
Par voie interne
• En traitement de fond : on dépose 2 à 3 gouttes d’élixir dans un verre d’eau ou directement sous la langue 2 à 3 fois par jour de préférence loin des repas pendant 3 à 4 semaines.
Vous pouvez mélanger l’élixir floral entre eux, maximum 5 élixirs en quantité égale, vous prendrez alors 3 gouttes du mélange
• En cas de crise : choc, jalousie, peur, angoisse soudaine, on peut prendre 2 à 3 gouttes d’élixir directement sous la langue et renouveler tous les ¼ d’heure jusqu’à amélioration.
En application externe : mélanger une dizaine de gouttes d’élixir à une huile végétale (amande, argan, rose musquée, etc.) pour une utilisation en massage ou friction.
Dans le bain on peut mélanger 5 à 10 gouttes à l’eau du bain.
• Pour les bébés on préférera une présentation sans alcool ,à base de sève d’érable, à raison de 2 gouttes dans un verre d’eau ou jus de fruit 2 fois par jour, le temps nécessaire pour un effet visible.
La maman qui allaite peut prendre les fleurs de Bach et le bébé en bébéficiera indirectement .
• Pour les animaux : Les élixirs peuvent être ajoutés à l’eau ou à la nourriture : 2 gouttes par jour pour les oiseaux et petits animaux et 10 gouttes pour les gros animaux. Penser au remède de crise dans les situations de stress.
Remarque : Les fleurs de Bach et les élixirs floraux sont des produits chargés en énéergie, evitez de placer les flacons à côté d’un ordinateur, d’appareils émetteurs d’onde electromagnétiques.
Polémique sur l’alcool : 2 à 3 gouttes d’élixir diluées dans un verre d’eau représentent une infime quantité d’alcool, mais pour ceux qui, pour différentes raisons souhaitent éviter toute prise d’alcool, il existe des fleurs de Bach à base de sève d’érable. Ce produit doit être conservé au frais après ouverture et ce maximum 6 semaines.
10:56 Publié dans Nourritures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.12.2010
Noël au Japon par Amélie Nothomb
Cette nouvelle a été publiée dans Le Figaro Magazine
En 1995.
Le premier Noël dont je me souvienne est celui de mes quatre ans. Je vivais alors au Japon, dans un petit village proche de la ville de Kobé, au sud de la grande île. C’était à la montagne et tout était aussi magnifique que dans les mythologies nippones imaginées par les Occidentaux.
Nous habitions une admirable demeure traditionnelle avec un jardin zen. Mes parents veillaient à ce que la laideur ne mette pas les pieds à la maison. Au village, le mauvais goût n’existait pas. L’harmonie shinto régnait en maîtresse et ordonnait à la réalité d’être belle, c’est-à-dire d’être invisible.
C’était le triomphe de l’esthétique « shibui » : âpreté, sobriété, ton sur ton. Pour cette raison, l’hiver apparaissait comme la saison la plus élégante : les couleurs des fleurs, des feuilles et des fruits ne venaient plus défigurer la noble atonie du paysage. Seul l’orangé des kakis rappelait encore que le marron n’était pas l’unique possibilité chromatique de l’univers.
Ce fut pourtant au mois de décembre que je découvris la laideur, par la grâce d’une nativité galiléenne vieille de deux mille ans.
Les Japonais adorent Noël. C’est très intelligent de leur part. Ils ne pouvaient pas trouver meilleure vengeance contre l’Occident que de mettre en valeur sa pire faute de goût : la fête du 25 décembre. Car ce n’est évidemment pas la naissance de Jésus qui les bouleverse dans cette affaire : les chrétiens sont d’ailleurs très minoritaires au pays du Soleil-Levant.
Non : ce qui d’emblée a séduit les Nippons dans cette célébration pseudo-religieuse, c’est son kitsch.
Les Japonais admirent Cézanne, Van Gogh, le Louvre, Florence, etc., mais ils éprouvent toujours un désarroi mêlé de dépit à constater que les Occidentaux sont capables de créer de la beauté. Quoi ? L’Orient extrême ne serait donc pas l’unique détenteur du bon goût ? Les Européens posséderaient, eux aussi, le sens de la mesure et la rigueur de l’art ?
Heureusement, il y a Noël. Comme l’ont très bien constaté les Nippons, les Occidentaux ne communient jamais autant que dans cette grande fête de la laideur. Au musée, les dignes Européens font semblant de se recueillir devant de vénérables chefs-d’œuvre, mais il existe un démenti implacable à leurs prétentions esthétiques : c’est qu’ils ne se déchaînent jamais autant que quand il s’agit de recouvrir leurs cités de guirlandes, d’étoiles lumineuses, de boules multicolores et d’autres horreurs.
Bref, rien ne conforte autant l’empire du Soleil-Levant dans son instinct de supériorité que ce délire hivernal. Pour cette raison, aucun folklore occidental n’a été autant importé au Japon que Noël. Non pas pour le célébrer, mais pour le parodier et couvrir l’Ouest d’un ridicule justifié.
Revenons-en à mon premier souvenir de Noël. J’avais donc quatre ans et je n’avais jamais vu autre chose que le beau. Et voilà qu’un matin je découvris le village endimanché d’atrocités : les ruelles ombreuses étaient parées d’un fatras de guirlandes électriques, de boules que je crus faites en emballages de chocolat, d’angelots à paillettes et de crèches phosphorescentes.
Hilare, je demandai à ma gouvernante japonaise ce qui se passait.
- Kurisumasu, répondit-elle.
- « Christmas », fallait-il entendre.
Je n’avais jamais entendu ce mot et j’allai demander à ma mère ce dont il s’agissait. Elle m’expliqua une confuse histoire de méchant roi, de gentil bébé, d’âne, de bœuf et de fromages (c’est ainsi que je compris le vocable « rois mages »). C’était arrivé longtemps auparavant.
J’acceptai cette fable sans difficulté. Quelques détails demeuraient cependant obscurs. Par exemple, quel rapport pouvait-il y avoir entre la naissance de ce bébé illustre et la laideur invraisemblable de ce bric-à-brac ? C’était bizarre. Dans la montagne, j’avais vu un temple zen et l’on m’avait expliqué que c’était la maison de Dieu : j’en conclus, étonnée, que Dieu avait des goûts très changeants.
Quant au kitsch de Noël, dont je venais de faire la découverte fracassante, il ne me dérangea pas le moins du monde. Peu à peu, je me surpris à l’aimer, non que j’eusse perdu la raison au point de trouver cela joli, mais parce qu’il y avait quelque chose d’attrayant dans ce folklore hideux : les enfants adorent le clinquant, les strass et le toc. Sans doute trouvais-je en ces décorations grotesques la part de mauvais goût dont manquait encore mon univers et dont l’âme humaine a tant besoin pour son épanouissement. Peut-être est-ce à cause de cela qu’aujourd’hui j’éprouve tant de sympathie pour les sapins enguirlandés, les crèches et autres contes de Noël.
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