Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/10/2006

Produit fini

PRODUIT FINI


Je suis triste et vide comme une galerie marchande un jour férié,
Les rideaux ont été tirés
Même l'air est conditionné
Derrière les vitrines, les richesses enfermées
Me paraissent comme abandonnées
Je suis un produit fini prêt à consommer
Desséchée de sa substance, lyophilisée et pasteurisée
Allégée, écrémée et édulcorée
Qui a la même saveur que l'authentique et le vrai
Un produit de synthèse des amours ratées
A consommer de préférence avant mes trente trois années
Puis vomi sur une aire d'autoroute abandonnée.


Ecrit le quatorze juillet 2005, j'ai eu 33 ans en novembre 2005.

N'ai plus reecrit de poêmes depuis...

03:45 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

Ex utero

Février 2004


EX UTERO



Roulée en bouche au fond de l’amer

Ce cœur battant n’est pas le mien

Rien ne me semble délétère

Du fonds de la grotte, je ne crains rien





Derrière les murs, j’entends des cris

Vibrations étranges d’un au-delà

Et m’enivre de breuvages exquis

Eve en construction dans ces effluves de plasma





Je ne sais rien mais connaît ma puissance

De n’être rien qu’un noyau fragile

Mais je sens approcher l’échéance

D’un vide immense et inutile





Soudain la mère se déchaîne en tempête

J’étouffe dans cet antre devenu minuscule

Aspirée par des parois qui se resserrent

Et des doigts qui me manipulent





L’air me brûle les poumons

Hurlante de révolte et d’indignation

Nostalgie d’un paradis rouge bonbon

Catapultée dans un monde sans raison

03:40 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

En corps libre

EN CORPS LIBRE


Mince, que sont devenus les corps des seventies
Fières matrones militantes et guerrières
Contre les hommes, tombant les chemises ?
S’indignant dans les fêtes de l’humanité soumise.

Cherchant des relents de liberté déchue
Dans les régimes totalitaires des magazines
Torturées volontaires des salles de gym
Par le corset des muscles tendus

Arrêtant de fumer et de boire
Sacrifiées sur l’autel de la déesse santé
Errant dans les supermarchés du soir
Au rayon des désespoirs surgelés

Seule dans ton bureau, tu t’imagines
N’étant plus une femme admirée
Robe indienne, crinière au henné
Nostalgie du bois des valeurs sublimes

03:40 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)